Lundi 22 août 2011
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15:31
Ca y est, les rues de Bogotá font de nouveau partie de mon quotidien.
En réalité, voila 2 jours et demi que je suis rentrés mais je n'ai pas eu le temps de me mettre sur internet pour narrer cette semaine passée sur la côte Caraïbe. Un problème logstique m'a en
effetpris pas mal de temps...
Pour ce qui est des photos, je vous ferai patienter encore quelque jour puisque l'ordinateur que j'utilise ne possède pas de lecteur pour ma carte SD.
Autre petite paranthèse, j'ai déménagé chez un ami pour quelques jours car le papa de Diana, chez qui je logeais, est arrivé vendredi soir et à cinq dans l'appartement, ce n'était pas gérable.
Mais revenons en au petit tour que j'ai fait à la Guajira.
Le départ de Bogotá c'est passé comme prévu, avec un départ légèrement retardé (comme prévu) de 30 minutes. La compagnie de bus était Berlinas Del Fonce (ce sera la même au retour) et le
bus Premium dans lequel j'ai passé les 18 heures prévues était fort agréable. Grâce à mes expériences passées, je m'étais muni d'une écharpe, d'un pull, d'une bouteille d'eau et d'un pain afin de
lutter contre la climatisation démesurée et la faim.
Mise à part un retard de 2 heures et demi du fait d'un accident sur la route, je suis bien arrivé à Santa Marta à 13 heures le lendemain.
J'ai alors eu le temps de déjeuner dans un petit restaurant du Terminal de bus avant de monter de nouveau dans un bus en direction de Riohacha, à 15h30. Entre temps, j'ai rangé mon
écharpe et mon pull qui ne m'était d'aucune utilité face au 30°C à l'ombre dans le Terminal. J'ai donc eu la chance d'avoir froid pendant les deux heures de trajet qui m'éloignait du chef lieu de
la Guajira...
L'arrivée à Rioacha s'est faite de nuit. Après avoir cherché un hotel proche du Terminal de Riohacha, m'assurant un départ matinal pour Uribia et une arrivée à ma
destination final pour le repas de midi, j'ai finalement attéri dans une rue assez glauque, accompagné d'un mec d'une trentaine d'années, qui jurait qu'il m'aiderait à trouver un logement et
qu'il passerait me cherché le lendemain pour m'aider à aller jusqu'à Uribia... Je n'était pas très rassuré, le taxiste non plus visiblement et j'ai alors demandé au taxi de s'arrêter.
J'ai eu de la chance et juste là, sous mes yeux, une voiture me proposait de m'emmener à Uribia. Rassuré par la présence d'une femme d'une cinquantaine d'année dans la voiture j'ai
accepté. Tout s'est bien terminé, je suis arrivé dans un hotel, j'ai pu me doucher, j'ai mangé un hamburger dans un tienda, et je suis allé me coucher de facon à profiter du matelas, après 30
heures de "vadrouille".
Le jour suivant, le départ a été donné aux alentours de 10 heures pour une arrivée à midi. Le voyage s'est fait en 4x4. Au total, 15 personnes plus un tas de fournitures (eau potable, riz,
gaz,...) destinés aux personnes qui vivent au Cabo de la Vela, isolées de tout.
A partir de ce moment, de l'arrivée au Cabo de la Vela, l'inactivité a pu prendre tout son sens, et la chaleur tous ses droits!
Au total, je suis resté cinq jours dans ce bout de désert qui longe la mer des Caraïbes. Une eau turquoise et tiède, un sable blanc, un hamaque et un livre auront eu raison de mois pendant mon
court séjour. Le lieu présente l'avantage de ne jamais voir la pluie du fait du vent qui souffle de l'aube au couché du soleil. Cela permet aussi de mieux supporté le soleil de plomb qu'il est
préférable d'évité entre 10 heures et 16 heures. C'est notamment pendant ce court lapse de temps que les activités que j'ai mentionnées ci-dessus prennent tout leur sens. En plus de celles-ci, je
prennait un malin plaisir à contempler et savourer la tranquilité qui règnait. Le regard perdu sur la mer et les cabanes de pêcheurs, l'oreille concentrée sur le murmure du vent à travers les
toits en bois de cactus, perméables.
Mon lieu de résidence était la tienda de Marsol, femme d'une trentaine d'année, indigène Gayu, très agréable et attentionnée. Je n'ai donc pas eu à me plaindre des repas à base de poissons
gigantesques, de riz, de bananes plantins et de salade de tomate et d'oignons. Un régale! Le tout pour environ 6 euros...
Et puis, j'ai rencontré un portugais, en road trip depuis 7 mois, 4 colombiens de Medellín, 2 colombiens de l'Eje Cafetero vivant dans la Guajira depuis 4 mois, 2 pêcheurs avec qui je suis parti
relevé les filets le matin de mon dernier jour et j'en passe. Bref, un voyage qui se conclut par beaucoup de rencontres, de bières, de poissons, de baignades, de soleil, et de sérennité. Un grand
bol d'air.
Ma prochaine destination est Ibagué, je m'y rendrai mercredi. Et puis, vendredi, je prendrai la route pour Cali, afin d'assisté au festival Petronio Álvarez, festival de musique colombienne de la
côte Pacifique qui termine dimanche.